Review 110 : Sinsaenum – Ashes

Sinsaenum - Logo

Dans le Metal, les musiciens finissent par tous se connaître, et parfois des projets inattendus peuvent naître. C’est le cas pour Sinsaenum.

Si Frédéric Leclerq (guitare et claviers, Dragonforce) en a eu l’idée très tôt, il a du attendre de rencontrer Stéphane Buriez (guitare, Loudblast) et Joey Jordison (batterie, Vimic, ex-Slipknot) pour bâtir les bases du projet Sinsaenum en 2016, avec l’aide d’Heimoth (Seth) à la basse, ainsi qu’un duo vocal impressionnant : Sean Zatorsky (Daath, ex-Chimaira) et Attila Csihar (Mayhem, Sunn O))) ). Les six musiciens travaillent ensemble pour sortir un, puis deux EP et enfin un album en 2016, fait d’un Death Metal sombre et massif. Malheureusement, à cause des emploi du temps chargés de chacun, aucun concert n’est donné, mais Ashes, leur troisième EP sorti fin 2017 pourrait bien annoncer quelque chose…

Sinsaenum - Ashes

L’EP commence avec Ashes, le titre éponyme et ses riffs malsains. Une imposante rythmique soutenue par des claviers exploite parfaitement les voix des deux chanteurs pour créer une ambiance effrayante. Les racines Black Metal et Death Metal se mêlent dans un chaos contrôlé qui lancera finalement une guitare lead aux harmoniques sanglantes avant de repartir sur le refrain pour finalement s’éteindre. Monarch Of Death et sa rythmique sombre fera la part belle à Attila qui s’égosille pendant que les musiciens déploient toute l’étendue de leur technicité à un rythme effréné, tout en gardant un aspect plutôt mélodique. Plus axée sur les ambiances que le groupe est capable de déployer, 2099 (Heretics) joue la carte de la folie provoquée par l’enchaînement des deux voix pour séduire, alors que la double pédale de Joey fait des ravages. Ses blasts furieux nous donnent l’impression d’être frappés de plein fouet par une tornade, alors que les harmoniques nous lacèrent lacèrent par la suite.
Toute l’équipe semble habitée par une volonté commune de destruction sur Degeneration, et c’est le duo de guitares de Frédéric Leclercq et Stéphane Buriez qui s’en ressent : la complicité est totale, et les parties lead s’imbriquent parfaitement, provoquant quelques bris d’os au niveau de la nuque. King Of The Desperate Lands fera revenir l’aspect purement Black Metal pour l’introduction, alors que la basse d’Heimoth assure une base imposante pour la rythmique des deux compères. Les nombreux solos dont ce titre est rempli assurent quant à eux tout l’aspect mélodique. Le dernier titre, disponible sur la version japonaise, est un remix du morceau Dead Souls par Frédéric Duquesne (Mass Hysteria, Bukowski). Plus massive et impactante, ce remix est également plus froid et claquant que la version de base.

 

C’est un avant goût parfaitement réussi que Sinsaenum nous offre. Un EP qui présage une suite dantesque, des premières scènes, mais surtout un nouvel acteur de poids dans le paysage du Metal extrême. La diversité de ses musiciens est une force que le groupe ne cesse d’exploiter, et les univers s’emboitent à la perfection.


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