Review 116 : Dark Archive – Cultivate Our Blood In Aeon

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Certains groupes sont connus et reconnus de tous, mais d’autres plus modestes sont toujours dans l’ombre. Créé en 2016, Dark Archive fait encore partie de cette deuxième catégorie pour le moment.

Joakim ”Lord Mordor” Lindholm (compositions, tous les instruments) et Niko ”Perdition” Aromaa (chant, paroles) débutent l’aventure à deux, puis recrutent un groupe complet pour enregistrer un premier EP avant de se recentrer sur leur duo. Le projet repart alors, et ils composent Cultivate Our Blood In Aeon, leur nouvel EP. Axés sur le Black Metal, mais avec des influences diverses, ces cinq titres sont une preuve que les mélanges et les innovations ont leur place dans tous les styles, même les plus codifiés et stricts.

Dark Archive - Cultivate Our Blood In Aeon

L’EP débute sur les riffs glaciaux en son clair de Cultivate Our Blood In Aeon, le titre éponyme. Régulièrement interrompus par de la saturation, la rythmique Black Metal prendra soudainement le dessus, alors que Perdition commence à hurler. Ses cris torturés et aigus prendront parfois l’aspect d’un growl puissant, alors que la rythmique balaye tout sur son passage. Le blast incessant renforce l’aspect violent, tout en s’alliant à merveille avec les ambiances que le groupe n’a pas oublié d’inclure à sa musique. La partie lead finale nous lâche alors sur une rythmique martiale qui s’éteint dans les ténèbres. Le sampler introductif de Closure Of Empyrean Delirium débute alors, pendant que Lord Mordor distille ses riffs rapides et sanglants. Toujours aussi impliqué, Perdition hurle à nouveau, mais son chant à quelque chose de différent. Le mélange de Black et de Death Metal nous frappe toujours de plein fouet, mais il s’arrête soudain avant la fin et devient une outro au son clair.
Le clavier introductif de Godfear Eradication, couplé à la guitare acoustique, permet de repartir sur une base cohérente avec le titre précédent, mais la tornade qui s’en suit est d’un tout autre acabit. Les riffs sont plus violents, plus perçants, tandis que Perdition s’adonne avec brio à un growl caverneux gras et qui n’à rien à envier aux chanteurs de Brutal Death, et que Lord Mordor continue son art en véritable chef d’orchestre. La voix samplée amène alors un nouveau hurlement qui pénètre l’âme de l’auditeur avant de revenir sur une partie beaucoup plus lourde et puissante. Les derniers riffs du combo s’orientent vers un Slam Death pachydermique, mais Unohda Ei Ikinä revient sur un Black Metal malsain et rapide. La rythmique et le débit vocal sont impressionnants, mais quelques sonorités Pagan/Folk se font sentir dans la composition entre deux cris, tantôt aigus tantôt growlés. Le morceau s’achève sur un larsen pour laisser place à Essence Of Death, le dernier titre. Beaucoup plus brut et massif, le son s’abat alors sur nous tel un mur. Blast beats, hurlements rageurs, riffs inquiétants, le tout sans une once de compassion, et qui s’arrêtera comme il est venu.

 

L’honnêteté des riffs de Dark Archive en dit beaucoup sur ses créateurs. Passionnés et déterminés, ce sont de véritables machines à composer qui ne demandent qu’à déverser leur art sombre sur le monde. Si le groupe est redevenu un duo, cela réduit malheureusement mes chances de les voir débarquer sur une scène française, mais je ne me lasserai probablement jamais de la musique des finlandais.


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