Review 130 : Marduk – Viktoria

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L’esthétique du Black Metal est un sujet très controversé, et Marduk semble être spécialisé dans le genre.

Créé en 1990 en Suède, le seul survivant du line-up d’origine est le guitariste Morgan (Abruptum, Death Wolf). De 1992 à 1994, Devo (Overflash) était le second guitariste du groupe, mais il le quittera pour revenir au poste de bassiste en 2004. La même année, Mortuus (chant, jouant également avec Funeral Mist) rejoint le groupe pour perpétuer le blasphème en remplacement du légendaire Legion. Le dernier à rejoindre le groupe est Fredrik Widigs (batterie). Marduk vient de sortir son quatorzième album, et le moins que l’on puisse dire, c’est que leurs racines sont restées intactes.

Marduk - Viktoria

L’album démarre d’un seul coup avec Werewolf. Un titre rapide et puissant qui débute par une sirène avant de lâcher des riffs sales et impies. Des choeurs féminins accompagneront parfois la voix rocailleuse de Mortuus, mais le chanteur déverse sa haine avec une précision effroyable tout au long de cette composition que les fans connaissent déjà. On repart sur un blast ultra-rapide pour June 44, et une mélodie entêtante qui reste en tête dès la première écoute. Le chant colle parfaitement à cette rythmique sale, et même si la voix parlée peut surprendre, je reste admiratif devant un tel torrent de violence. Le groupe continue avec Equestrian Bloodlust et ses riffs nettement plus atmosphériques, tout en restant martiaux et rapides. L’attente a été longue depuis le dernier opus, mais elle valait le coup.
Une introduction plutôt calme pour Tiger I, interrompue par une batterie qui amène les autres instruments, mais qui interviendra régulièrement. Le groupe s’énervera par moments, mais c’est une guitare lancinante qui nous accompagne jusqu’à Narva. La vitesse reprend le dessus, et les harmoniques glaciales forment une tornade sonore tout en laissant une place de choix à la basse. Ce titre est pour moi l’incarnation même de l’esprit du groupe, le faisant littéralement revenir des années en arrière. The Last Fallen et ses hurlements possédés feront headbanguer les fans de la première heure et les nouveaux venus, tout en laissant un goût de sang dans la bouche, comme une impression d’inachevé, surtout après que la guitare lead ne se soit emballée autant.
Viktoria, le titre éponyme, reprend cette rythmique martiale et sans compromis que Marduk est capable de mettre en oeuvre, avec un phrasé rapide. Mais les riffs acérés se transformeront en une sombre ballade qui met en valeur la basse avant de revenir à la violence pure et simple qui succède au refrain. La recette de la rapidité fonctionne à merveille pour The Devil’s Song, et les musiciens se déchaînent pour nous offrir une composition absolument merveilleuse qui mêle parfaitement une guitare planante et une rythmique solide. Le dernier titre, Silent Night, démarre avec un son étrange qui amène progressivement le groupe entier. La musique, très lente et inquiétante, met en valeur le chant de Mortuus, qui semble réciter une complainte. L’atmosphère qu’elle dégage est vraiment impressionnante.

 

Alors qu’ils nous ont habitués à d’excellents albums, Marduk a rédicivé avec un Viktoria qui marque les esprits. Chaque composition sent le neuf, mais le son est toujours aussi puissant qu’au début. Malgré toutes mes tentatives, je n’ai jamais pu voir les suédois à l’oeuvre sur scène, mais cet album décuple mon envie.


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