Review 158 : Sudestada – Yo Soy El Mar

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Ce que j’aime avec les musiques extrêmes, c’est ce mélange de styles comme les espagnols de Sudestada.

Créé en 2017 par Mario C. Vaises (chant, Khmer), Peter López (batterie, Waylon Jones), Jorge Urosa (basse) et Fernando Lamattina (guitare, This Thing Called Life), les musiciens ont tout de suite commencé à travailler sur Yo Soy El Mar, leur premier et unique album à ce jour. Sorti fin 2018, il mélange l’agressivité du Crust Punk avec des rythmiques dissonantes façon Post Hardcore. L’aventure vous attend !

Sudestada - Yo Soy El Mar

L’album débute tout en douceur avec Ostro, un sample introductif qui arrive lentement pour nous offrir une petite dissonance avant de nous lâcher violemment sur Bengalas, le premier titre énergique du combo. Un blast très Punk Hardcore rencontre une guitare résolument Post Metal, le tout accompagné d’un chant énergique en espagnol. Dissonance et furie sont au rendez-vous, et il est presque impossible de ne pas se laisser prendre au jeu. On prend la même recette pour Soflamas, avec cette fois-ci un chant plus vif, mais également des choeurs hurlés qui renforcent l’énergie de la formation. Pas le temps de souffler car dès la fin de ce morceau, Zozobra débute, et c’est une guitare perçante qui s’infiltre dans les riffs, tout en ajoutant encore plus de vigueur à une base déjà bien énergique. La guitare lead apporte cet aspect tranchant pendant que la basse ronfle doucement, donnant cette touche sale et malsaine au titre. En parlant de la basse, c’est également elle qui débutera Renacido, un morceau plus atmosphérique. Et cette atmosphère se construit d’ailleurs tout au long du titre, avec la participation d’Ivan Ferro (guitare), avec des riffs au son clair très apaisants, qui se mêlent parfaitement au son des espagnols.
Très calme et intrigante, Siroco paraît au loin, nous entoure de quelques notes douces et chaudes avant de nous laisser. Suite à cet interlude arrive Credo, un titre qui renoue avec la violence aérienne, et on sent qu’à chaque fois les riffs gagnent en puissance, en profondeur et en intensité, et c’est finalement avec une guitare lead lacérante que le groupe exorcise le tout pour finir en beauté. Mais n’ayez crainte, on prend les mêmes éléments pour Pompeya, un autre morceau poignant qui allie une batterie axée presque exclusivement sur du Punk et des riffs vraiment très dissonants mais qui restent en tête, tournent sur eux-mêmes et explosent finalement en vol. Le passage à Barlovento se fait tout en douceur, et le titre, qui est de loin le plus long de l’album, prend le temps de construire son propre univers ténébreux avant de nous jeter dedans à grand coup de blast furieux. La rythmique s’apaise, se jette à nouveau dans la fureur, puis verse dans les harmoniques dissonantes et s’échoue sur la rive. Lebeche prend la suite, et nous accompagnera lentement mais sûrement vers la fin de l’album avec douceur et un son cristallin.

Sudestada ne respecte aucune norme avec Yo Soy El Mar, et c’est là leur plus grande force. Ce mélange explosifs de deux styles pourtant assez opposés sert à merveille leurs titres, et ajoute ce grain de folie qui nous fait apprécier l’album. Pour une première production, le pari est réussi, et je vous encourage à suivre le parcours du groupe de près !

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