Live Report : Ingested + Child Of Waste + Wasteland + Under The Black Shore – Paris

Ingested + Child Of Waste + Under The Black Shores + Wasteland

Retour au Gibus pour ce troisième concert de la semaine. Après la diversité, un univers qui m’est beaucoup plus familier : la violence pure et dure. Ingested sont venus raser la capitale pour la release party de Child Of Waste, qui ont choisi deux jeunes formations parisiennes pour les accompagner : Under The Black Shores et Wasteland. L’entrée se fait rapidement, et le stand de merch est pris d’assaut.

C’est un “Allez rapprochez-vous, on est Wasteland!” de la part de Clément Simiand (chant) qui entame ce premier concert de la soirée. Et les premiers riffs des parisiens nous frappent de plein fouet, avec une énergie évidente et un blast furieux de la part de Kevin Gasparetto (batterie). A gauche, Simon Tiercelin (guitare) harangue la foule en jouant une rythmique dévastatrice, alors qu’à droite Thomas (basse) frappe son instrument avec rage. Le public, visiblement satisfait de cette entrée en matière, commence déjà à bouger et à se rentrer dedans joyeusement. “Allez Paris, vous êtes timides !” hurle le chanteur alors que le premier morceau vient à peine de se finir. Montant sur les retours, le frontman motive la fosse avant d’enchaîner les titres, séparés par quelques samples. Et le set, basé sur des rythmiques grasses, avance tranquillement dans la violence et la rage, sous des lumières rouges. Déambulant sur scène, le chanteur attire tous les regards alors que ses musiciens, assez statiques, enchaînent les notes avec précision. “Bougez-vous !” ordonne Clément à la foule, avant de reprendre. Et plus le court set avance, plus l’assemblée remuera sous les incitations des français. “Il nous en reste deux, foutez moi le bordel !”, annonce le chanteur avant de débuter une reprise de Dying Fetus. Et le public appréciera en hurlant frénétiquement “oui !”, avant de se mettre sur la tronche dans la bonne humeur. Le set se termine après un wall of death plus ou moins organisé, mais qui enfoncera encore un peu plus le clou. Une entrée en matière plutôt sympathique !
Setlist : Disciple Of The Sun – Subject Zero – Red Down – Desolation – Human Harvest – Remnants Of The Solar Flare – Crust – Ceaseless Abomination – From Womb To Waste – Gathering Of The Swarm

Après un rapide ajustement de plateau, ce sont Stan et Nico, les deux chanteurs d’Under The Black Shores qui montent sur scène pour démarrer leur set, placé sous le signe du Deathcore. A la batterie, Félix démarre une avalanche de blasts et autres coups de double pédale, permettant à Val (guitare) et Max (basse) de caler une rythmique saccadée mais lourde. Et c’est d’ailleurs la lourdeur que l’on retient, puisque les deux voix sont parfaitement coordonnées, que ce soit lors des hurlements communs ou des reprises énergiques. “On est Under The Black Shores, foutez le bordel !” ordonne l’un des chanteurs alors que la musique reprend. Assez peu éclairés, les vocalistes motivent la fosse alors que des passages plus progressifs font leur apparition, permettant à la fosse de se calmer avant de repartir pour une séance de mosh sous des samples puissants et lourds. “La branlée !” entend on dans le public entre deux titres saccadés qui passent parfaitement bien avec les lumières malheureusement un peu aléatoires de la salle. “Ca va le Gibus ce soir ?” demande Nico. “La prochaine elle va sortir sur YouTube, Youporn, partout ! Je veux voir tout l’monde sauter ! Foutez le bordel !”. Et c’est justement ce que va faire le public parisien, alors que les musiciens démarrent leur morceau, qui va remotivée la fosse qui avait à peine pris le temps de respirer. Le groupe profitera d’une nouvelle petite pause pour présenter son EP et remercier l’organisation avant de revenir sur leur style violent, ponctué de breaks et de petites harmoniques perçantes. Et les riffs modernes du combo font mouche, jusqu’au dernier morceau, visiblement toute nouvelle pour la formation. Et c’est donc avec Take On Me, un A-ha façon graisse auditive, qui ravira l’assemblée.
Setlist : Erratic – Remorseless – Remind Me Your Name – My Own World – Mask Of Pain – The Crystal Cracked – Take On Me (A-ha cover)

La scène est à nouveau réaménagée en vitesse, et c’est un sample inquiétant qui accompagne l’arrivée de Child Of Waste. Comme possédé, Omer (chant) commence à hurler en se plaçant au plus proche de l’assemblée. Le premier slammeur de la soirée arrive alors, pendant que Charlotte et Jolan, les deux guitaristes, alignent des harmoniques sanglantes sous la rythmique imposante de Thibault (basse) et Anthony (batterie). Alternant hurlements frénétiques et growl massif, le chanteur motive la fosse. Les riffs du combo parisien sont dévastateurs et font effet dans le Gibus, puisque c’est avec entrain que la fosse headbangue avec le groupe. Enchaînant rapidement les titres, le groupe tente de nourrir en permanence le carnage qui se déroule devant eux, sous un blast puissant. Bien qu’un peu surmixées, les cymbales alimentent les stroboscopes qui sévissent dans la salle, alors que tous les musiciens alignent sans broncher riffs gras et parties plus techniques. “Du bruit pour Anthony qui sait pas jouer les morceaux !” plaisante le chanteur avant de remercier l’organisation. Et le groupe nous offre un nouveau titre, alors qu’un wall of death se lance pour fêter l’occasion. Si les breaks font headbanguer les musiciens jusqu’au sol, c’est Omer qui attire les regards, à quelques centimètres seulement du public. “Vous avez commencé quelque chose dans ce pit, vous allez le terminer!” nous ordonne t il avant de se mettre à headbanguer comme un forcéné. Levant leurs instruments, tous les membres sont impliqués dans leur processus de destruction de la capitale, et le moins qu’on peut dire, c’est que ça fonctionne à la perfection puisque la fosse bouge jusqu’à la dernière note. “On en a un particulièrement violent… J’entends personne dans la salle !” lâche le chanteur peu avant la fin pour nous inciter à encore plus de headbang. Et malgré la puissance de leur musique, les musiciens ne trahissent aucun signe de fatigue, même lors du final, extrêmement puissant.
Setlist : Promises – The Stonecold Throne – I, Atlas – Nail Collector – Shelter Of Ignorance – Reckless – Hekatonkheirs – Sculptures – Harvest – Jason and the Argonauts – Time Of Grace

Et voici enfin venir les rois de la soirée, ceux qui vont pousser le Slam à un autre niveau. “On est pas là pour enculer des mouettes !” lance un spectateur alors que les lumières viennent de s’éteindre. Et c’est un sample étrangement doux qui nous annonce le vrai début du set d’Ingested, alors que Jay Evans (chant) arrive au milieu de la scène après un passage instrumental violent. “Paris! We are fucking Ingested, open this pit, bang your fucking head!” hurle-t-il juste avant que la dévastation ne commence, grâce notamment aux blasts assassins de Lyn Jeffs (batterie). Monopolisant toute l’attention (et la lumière au passage), le frontman monte sur les retours pour hurler, alors que Sam Yates et Sean Hynes (guitares) aident le chanteur sur des choeurs hurlés motivants. Headbanguant en quasi-permanence, Brad Fuller (basse) assure un son gras et imposant, pendant que la foule ne perd pas un seul instant pour mosher. Le son des anglais plaît inévitablement, et leur précision alliée à leur rage fait de ce show un excellent moment. “Holy shit!” hurle le chanteur, visiblement impressionné par la fureur du public. Si les lumières ne sont pas meilleures que lors des prestations précédentes, elles suivent également le rythme des breaks puissant de la formation, ainsi que la batterie, ce qui rend les titres encore plus apocalyptiques que sur album. “Merci!” hurle le chanteur en reprenant son souffle. Ce dernier nous rappelle d’ailleurs que The Level Above Human est sorti l’an passé, et c’est un titre de cet album qui nous est envoyé en pleine face, ponctué de petites harmoniques perçantes par l’impassible mais précis Sean, sans que nous ne puissions réagir autrement qu’avec un headbang frénétique. Penché sur la foule, le frontman ne cesse de motiver le public entre deux hurlements impressionnants. Mais le groupe n’est pas là pour enchaîner les titres de son dernier album, car il nous jouera également des morceaux plus anciens, dont un extrait de l’excellent The Architect Of Extinction, sur un circle pit dévastateur. Et le concert se poursuit, alternant rythmique apocalyptique nourrie par une foule très réceptive, regards inquiétant et presque malsain de Jay et petits moments plus calmes où le groupe communique avec nous avant de reprendre leur office d’annihilation. “Oh this is dumb!” lâche alors le frontman face aux “Oui !” de la fosse, “let’s play an old one!” continue t il. Les slammeurs seront assez timides ce soir, mais le groupe profite du dernier morceau pour faire monter une partie de la fosse sur scène, et ordonne au reste du public de se donner à fond. Ce qui sera chose faite, et même si ce qui se passe sur scène est plus remuant que ce qui se passe dans la fosse, tous profitent des derniers moments du concert.

 

Si vous n’étiez pas présents à ce concert, vous avez raté la plus grosse annihilation de ce début d’année. La Slam Police était évidemment présente lorsqu’Ingested a littéralement rasé le Gibus, mais également lors de l’excellent pilonnage de Child Of Waste. Bien que d’un style un peu différent, Under The Black Shores n’a pas démérité et a parfaitement rempli son objectif, tout comme Wasteland qui a ouvert cette soirée sous le signe du gras. Je n’avais aucun doute sur la qualité de la soirée, mais Suden Promotions s’est dépassé ce soir !

2 réponses sur « Live Report : Ingested + Child Of Waste + Wasteland + Under The Black Shore – Paris »

  1. Clément Simiand

    Bonjour ! Merci pour ce live review, c’est vraiment bien, j’aurais juste une précision pour l’un de nos morceaux, effectivement nous avons joué un morceau qui s’intitule « From Womb To Waste « , mais il s’agit bien d’une de nos composition et non d’un reprise! En tout cas encore merci à vous pour le report, et ces superbes photos, est-il possible de les utiliser pour nos réseaux? Sans modification bien sûr, si oui, qui doit-on créditer? Bonne soirée

    Aimé par 1 personne

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