Netherlands Deathfest IV – Day 2

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Jour 2

Reposés d’une première journée courte mais intense à cause de la route, nous revenons près du Poppodium 013 pour une deuxième journée qui s’annonce riche en découvertes et en performances scéniques. Mais avant cela, un passage obligatoire au stand de merchandising nous permet de trouver et de nous offrir quelques raretés que nous plaçons au casier avant d’aller assister au premier show de la journée.

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Tout droit venus des Etats-Unis, c’est Father Befouled qui ouvre le deuxième jour du festival avec un DoomDeath statique mais imposant. Les harmoniques Old School rencontrent une rythmique lente et grasse sur des lumières qui donnent des airs ésotériques au concert, qui accueille une poignée de fans de la formations qui ne se privent pas pour headbanguer dès l’introduction passée. La formation reste silencieuse, et c’est en remuant à peine la tête que les américains alignent leurs larsens, qui se transforment soudain en Death gras au blast furieux devant l’assemblée qui grossit de minute en minute, attirée par des rythmiques intrigantes et sales à la fois.

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On passe sur la Second Stage pour le show mystique de Jupiterian, une jeune formation brésilienne. Encapuchonnés, les membres s’installent sur une scène décorée mais inondée de lumières bleues aveuglantes. Leurs rythmiques sont lentes et pesantes, mais les hurlements que pousse le chanteur guitariste me fait penser à une ambiance horrifique, presque mystique. Des samples tout aussi effrayants viennent parfois s’ajouter au mélange, sans que les lumières ne changent d’aucune mesure, engluant littéralement le public devant ce rituel. Pourtant, il y a un charme mystique qui opère lorsque les brésiliens jouent, et qui éveille la curiosité.

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Retour en Mainstage pour une nouvelle leçon de Death Old School. C’est après un premier titre qui nous dévoile l’univers des espagnols, à mi-chemin entre un Death Metal furieux et des harmoniques ambiantes impies. “Hello Netherlands, and welcome to the Graveyard!” hurle Fiar (chant) avant que le deuxième morceau ne commence. Headbanguant en permanence, les musiciens alignent leurs titres en headbanguant, alors que le chanteur harangue la fosse. Un blast au son sale souligne les riffs gras du combo, qui s’assure du soutien de la fosse néerlandaise avant de reprendre de plus belle, provoquant quelques headbangs dans les premiers rangs. Assez communicatifs, ils assurent une prestation énergique sans faille du début à la fin.

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Retour dans la Second Stage toute aussi bleue qu’au concert précédent pour l’arrivée du Death teinté de Doom de Krypts. Les lumières transforment les membres en silhouettes, ce qui colle parfaitement à leur ambiance lovecraftienne parsemée de larsens plus ou moins contrôlés. Les musiciens sont également très immobiles, mais cette fois la fosse est très compacte du premier rang jusqu’à la régie pour la venue des finlandais. Finlandais qui dispensent presque religieusement leur Death Metal en bougeant à peine. La foule sera toute aussi calme que le groupe, profitant autant des passages ambiants comme des moments plus virulents avec généralement un verre à la main, et en applaudissant le groupe lorsque le morceau se termine, laissant place au silence avant une nouvelle rythmique.

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Vous vouliez de l’énergie ? Ca tombe bien, car c’est Cenotaph qui prend littéralement d’assaut la scène principale avec une introduction mélodique mais un peu calme. Heureusement, lorsque  Edgardo González (chant) rejoint ses camarades, leur Death Metal est reboosté, et les riffs s’enchaînent. Malgré un petit souci de jack au niveau d’une guitare, le son est bon et parfaitement mixé. Headbanguant au centre lorsqu’il ne chante pas, le frontman sait comment motiver une foule. “Do you want an old one? We have more than twenty years old you know!” plaisante le frontman avant de se mettre à headbanguer au son des harmoniques des musiciens. Alliant harmoniques pêchues, rythmiques lourdes et une motivation communicative, les mexicains parviennent peu à peu à faire remuer une fosse qui semblait avoir un coup de mou.
Setlist : Requiem for a Soul Request – …A Red Sky – Among the Abrupt – Navegate – Ashes in the Rain – The Solitudes – Tenebrous Apparitions – Severance – Crying Frost – Soul Profundis

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Place à présent à une autre formation très attendue, de la part des amateurs de Grindcore cette fois-ci, Gutalax. J’ai préféré poser mon cerveau dans le casier avant de me rendre dans la Second Stage, car dès que le groupe est monté sur scène, costumés avec leur plus belle tenue de nettoyeurs, la fosse est complètement partie en vrille. Les hurlements porcins de Maty (chant) couplé aux riffs groovy caractéristiques du Goregrind font immédiatement remuer la fosse, qui semble littéralement débarquer d’une autre planète pour l’occasion. Circle pit, wall of death improvisé, rouleaux de papiers toilettes, confettis… tout l’attirail y passe. Et malgré le remue-ménage que la formation tchèque va créer, les membres en demandent encore plus ! Il n’en fallait pas moins pour que l’assemblée entière reparte de plus belle, alors qu’il spectateur vêtu du même costume que les quatre joyeux lurons monte sur scène pour danser avec eux avant de repartir d’où il vient, muni de sa fidèle brosse de toilette avec laquelle il fait des moulinets sur scène. “Harder! Harder!” lance gaiement le frontman, avant que le titre suivant ne démarre. La salle est d’ailleurs nettoyée à la hâte après le dernier morceau du groupe.

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Nouveau concert, nouvelle ambiance, ce sont les légendaires Pestilence qui montent sur la Mainstage. Menés par Patrick Mameli (guitare/chant), les néerlandais ne perdent pas une seconde pour aligner des riffs aussi motivants que techniques pour un public déjà complètement transporté par leur présence. Les premiers rangs headbanguent déjà au son du Death Old School teinté de Thrash, alors que les lumières mettent parfaitement en valeur chaque mouvement des musiciens. Un son absolument parfait permet d’apprécier à la fois les frappes de Septimiu Hărşan (batterie) comme la basse ronflante d’Edward Negrea. Jouant sur un schéma un peu différent que leur dernière tournée, le groupe dédiera la moitié de son set à l’anniversaire de Consuming Impulse, mais également trois morceaux de Testimony Of The Ancients et deux de leur dernier album. A la deuxième guitare, Calin Paraschiv headbangue en quasi permanence, même lorsque ses parties deviennent plus techniques, mais sa précision n’en souffre aucunement. “Thank you Tilburg!” lâche alors le frontman avant de relancer la machine, qui confirme une fois de plus la réputation du groupe.
Setlist : Unholy Transcript (sur bande) – Non Physical Existent – Multi Dimensional – The Process of Suffocation – The Secrecies of Horror – Suspended Animation – The Trauma – Out of the Body – Reduced to Ashes – Twisted Truth – Land of Tears

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C’est sur un « We are reckless elegant stupid dicks ! » que Cliteater entre sur scène. Ça donne le ton, et c’est exactement sur cette idée là que le show débute, toujours dans la violence la plus pure. Mais la violence n’est pas la seule revendication du Grindcore des néerlandais. Car entre deux tranches de violence, Joost Silvrants (chant) entame un discours politique à moitié engagé, à moitié fun, puis le morceau suivant démarre. Mais le frontman, qui a d’ailleurs bu une sangria dans une bouteille de liquide vaisselle tendue par un fan suivi d’un « I’m not dead! » qui fera rire le public, n’est pas le seul à hurler comme un forcené. Ivan Cuijpers (guitare/chant) offre également quelques cris bien sentis, pendant que la rythmique motive instantanément la fosse à se rentrer dedans avec bienveillance. Très en forme, les musiciens délivrent un show carré et sans faux pas, même lorsque le chanteur hurle au plus près des premiers rangs en serrant quelques mains. Les amateurs de Grindcore étaient aux anges pendant plus de quarante minutes.

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Retour sur la scène principale pour une prestation exceptionnelle placée sous le signe du Black Metal. Dès que le groupe entre sur scène sur un « We are Carpathian Forest! » hurlé par le frontman, l’audience est marquée par les rythmiques teintées de touches Punk autant que par la gestuelle saccadée de Nattefrost (chant). Le chanteur, visiblement habité par une énergie infernale, passe son temps à bouger en hurlant, à s’agenouiller sur le devant de la scène. Daniel Vrangsinn (basse), visiblement de retour dans la formation norvégienne, headbangue un peu en violentant son instrument, alors qu’Erik Gamle et Malphas (guitares) sont beaucoup plus tranquilles et restent à jouer dans leur coin en regardant la fosse d’un air menaçant. Très motivantes, les compositions du groupe font mouche, et les frappes d’Audun (batterie) confirment ces influences plus Raw du son, et ce même sur une nouvelle composition, annoncée par le chanteur. Pointant parfois son micro vers ses musiciens pour les faire chanter à sa place, Nattefrost haranguera en quasi-permanence la fosse, même sur A Forest, reprise de The Cure à la sauce malsaine avec un objectif politique. Et c’est après une belle exploration de la discographie du groupe que le show se termine.
Setlist : Carpathian Forest – Through Self-Mutilation – Ancient Spirits of the Underworld – The Beast in Man: The Origin of Sin – I Am Possessed – Bloodcleansing – A Forest – (The Cure cover) – Mask of the Slave – When Thousand Moons Have Circled – Knokke – lmann – One With the Earth – Rock’n Roll Glory Hole

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On repasse sur la Second Stage pour faire un triomphant accueil à Butcher ABC, qui verra son set écourté pour effectuer le “Dodenherdenking”, deux minutes de silence en l’honneur des victimes de la deuxième Guerre Mondiale. Une fois ce silence effectué, Butcher Anatolshit (chant/guitare) empoigne son instrument pendant que Butcher Taka (basse/chant) s’installe, un micro vissé dans son masque à gaz. Et dès lors, c’est un chaos sans nom qui démarre, sous les frappes puissantes et ininterrompues de Butcher HSO (batterie). La fosse, comme à son habitude sur du Grindcore, ne va pas attendre pour mosher sans retenue. Très mobile, le bassiste nous offre également des hurlements aussi gras que ses riffs, alors que les screams viennent du guitariste, qui ne cesse de motiver une foule qui répond instantanément par la positive aux rythmiques lourdes des japonais. Si le bassiste n’hésite pas à placer son pied sur le retour en massacrant ses cordes phosphorescentes, il rejoint également son collègue guitariste pour jouer au milieu de la scène pour nous offrir un Grind sale et groovy d’anthologie, ainsi qu’un final qui arrive beaucoup trop rapidement.

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Le passage entre les deux scènes est encombré, mais Unleashed monte sur scène, alors peu importe la fatigue accumulée. Les premiers riffs sont carrés, le son pue le Death Old School à plein nez, et Johnny Hedlund (basse/chant) est très motivé, que ce soit dans ses hurlements caverneux ou dans ses riffs qui donnent immédiatement envie de headbanguer. C’est d’ailleurs précisément ce que font Tomas Olsson et Fredrik Folkare (guitares) en alignant leurs parties avec facilité. Et le début de leur set ravira les fans de la formation, puisque ce sont trois titres emblématiques et prenants qui sont joués par les suédois. “We have a new album out!” précise le frontman avant que le groupe ne débute un morceau de The Hunt For White Christ, leur excellent dernier album. Le reste de la setlist sera un condensé de leur impressionnante discographie, le groupe enchaînant sans broncher des morceaux de plus en plus martiaux qui couvrent presque toutes les périodes de la formation sous l’avalanche de double pédale d’Anders Schulz (batterie) entre deux moments de pause. Les musiciens sont roadés pour la scène, et ça se sent.
Setlist : Finlandia, Op.26 (intro) – Blood of Lies – Dead Forever – Don’t Want to Be Born – Lead Us Into War – The Longships Are Coming – They Came to Die – Stand Your Ground – Hammer Battalion – The Dark One – Your Children Will Burn – I Have Sworn Allegiance – The Hunt For White Christ – Execute Them All – Into Glory Ride

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Retour pile à temps dans la petite salle pour voir que Grave Miasma allume de l’encens juste avant le début de leur show. Et du début à la fin, ce sont les silhouettes des musiciens que nous verrons, puisque les épaisses lumières ne laisseront passer que peu de visuel. Quoi qu’il en soit, T (basse), R (guitare) et D (batterie) nous offrent une rythmique qui alterne entre Death Old School au son gras et Black Metal perçant, tout en hurlant, puisque leur chanteur est absent. Parfois un peu lents, les riffs des anglais sont savoureux, et les soucis sur les solos ne gâcheront en rien cette performance au son malsain, qui nous oblige à nous concentrer sur le côté auditif plus que les membres. Une expérience intéressante.

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Retour sur la scène principale pour la tête d’affiche du jour, le retour de la légende Tormentor. La résurrection de la formation a fait couler de l’encre, et c’est sur une introduction lente et teintée de Black Metal pur jus que le show débute. Par contre, dès qu’Attila Csihar (chant) arrive sur scène, vêtu de sa cape et d’un maquillage effrayant, sa seule présence dynamise le groupe. Headbangant, Attila Szigeti (guitare), György Farkas (basse) et Tamás Buday (guitare) lâchent des riffs sombres sous les frappes de Machat St. Zsoltar (batterie), mais celui qui attire absolument tous les regards, c’est le frontman. Avec une attitude très “kitsch” (il le dira lui-même avec un “you know, the band is born in 1985!”), il n’hésite pas à jouer avec les musiciens, à frapper un ennemi invisible, à se pencher au dessus d’une fosse qui savoure chaque instant ou à grimacer seul au milieu de la scène. Quelques effets sur sa voix donnent au groupe un son intrigant, alors que que les lumières s’adaptent aux saccades des riffs des musiciens, qui restent un peu statiques sans pour autant faire de fausse note. Totalement emporté par la musique, le chanteur se laisse totalement aller et offre un visuel énergique à une musique sombre et Old School, entre deux interventions pour annoncer les titres. “Tilburg Netherlands! Fucking Deathfest! We are here to bring you some Black Death Metal!” hurle t il avant que des riffs tranchants nous saisissent à la gorge, et ce jusqu’à la fin du concert.
Setlist : Tormentor I – In Gate of Hell – Apocalypse – Elisabeth Bathory – Damned Grave – Transylvania – Tormentor II – Trance – Beyond – Heaven – Anno Domini – Branded the Satan – Live in Damnation – Mephisto – Seventh Day of Doom

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Rapidement, nous passons au dernier concert du jour, avec l’exceptionnelle venue de Bethlehem. Menés par la terrifiante Onielar (chant), les allemands se lancent à l’assaut d’un public de connaisseurs qui ne remplira malheureusement pas la Second Stage. Une certaine quiétude habite à la fois la fosse et les musiciens, qui restent calmes malgré des riffs tranchants et glaciaux, parfaitement servis par les hurlements de la chanteuse. Velnias et Karzov (guitares) se partagent des harmoniques incisives, pendant que Jürgen Bartsch (basse) et Florian “Torturer” Klein (batterie) assurent une rythmique sans faille, que ce soit sur des passages très Black Metal ou pendant des moments plus calmes, comme lorsque la chanteuse s’agenouille sur scène en nous faisant profiter d’une voix claire rassurante. Si quelques soucis de son font malheureusement leur apparition, le show est tellement prenant que je ne parviens pas à décrocher de l’univers torturé des allemands, qui hypnotisent littéralement leur assemblée, tout en teintant leur Black Metal d’influences très diverses. On croirait reconnaître un Ace Of Spade sur la dynamique Fickselbomber Panzerplauze, mais il n’en est rien, et le show continue sur des compositions du groupe qui met finalement fin à sa performance sous des applaudissements amplements mérités.
Setlist : Niemals mehr leben – Die Dunkelheit darbt – Aberwitzige Infraschall-Ritualistik – Gestern starb ich schon heute – An gestrandeten Sinnen – Fickselbomber Panzerplauze – Kalt’ Ritt in leicht faltiger Leere – Schatten aus der Alexander Welt – Tagebuch einer Totgeburt

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