Review 164 : Nostromo – Narrenschiff

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Lorsque l’appel de la violence se fait sentir, Nostromo remonte sur scène après plus de dix ans d’absence.

Et les suisses y ont pris goût, puisqu’ils viennent de sortir Narrenschiff, un EP de six titres qui se place au sommet d’une discographie de trois albums et trois EPs depuis 1996, avec donc un arrêt entre 2005 et 2016. Côté line-up, on retrouve Lad Agabekov à la basse, Javier Varela au chant, Jérôme Pellegrini à la guitare et Maxime Hänsenberger derrière les fûts, bien que Kevin Foley (ex-Abbath, ex-Benighted, ex-Mumakill, ex-Decapitated…) prend parfois sa place pour le live. Vous êtes prêts ? Je sais que non.

Nostromo - Narrenschiff

On commence en douceur (et ironie) avec The Drift, un morceau qui renoue avec les racines du groupe. Blast, guitares saturées et hurlements déchaînés sont de rigueur pour ce premier titre, qui confirme que les musiciens ont conservé cette rage et cette fureur. Même lors des breaks, les dissonances des riffs nous oppressent et nous donnent envie de remuer. Taciturn prend la suite, et force est de constater que la recette est la même : le mix rend hommage à tous les instruments dans ce chaos organisé, mais également au côté Old School du son. Les guitares sont crasseuses, le duo basse/batterie lourd et le chant conserve cet aspect viscéral. Superbia repart sur les bases du Grindcore avec des riffs rapides, saccadés et une batterie sauvage qui encadre le tout. L’énergie est communicative, et je pense que si vous aviez résisté jusque là, votre nuque va bouger toute seule.
Un peu moins effréné sur l’introduction, As Quasars Collide va très rapidement renouer avec la violence pure et simple pour créer une véritable vague de son qui balaye tout sur son passage. Même si la rythmique ralentit, l’intensité ne descend pas, et la reprise est toute aussi violente. Septentrion, le morceau le plus long, débute par un sample énigmatique. Impossible de savoir réellement ce qui va se passer, et alors qu’on croit que le riff va partir, il s’assagit à nouveau. Mais c’est bel et bien la violence qui guide Nostromo, et les membres ne vont pas se priver pour nous le faire savoir d’un seul coup. Dernier titre, Narrenschiff dure à peine plus d’une minute trente, et combine sample de voix robotique à une rythmique inquiétante tout en restant dans ce son saturé et dissonant avant de s’éteindre dans un grésillement.

S’ils étaient respectés pour leur puissance avant leur dissolution, Nostromo prouve avec Narrenschiff que leur réputation est intacte. Un savant mélange de riffs frénétiques, de frappes fougueuses et de cris ravageurs. A écouter d’urgence, pour peur que Grindcore ne vous fasse pas peur !

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