Live Report : Hellfest 2019 – Day 1

Hellfest

Hellfest – Day 1

Le réveil se fait sans trop de peine (pour le moment), le café est rapidement avalé, les chaussures lacées, l’appareil apprêté, et c’est… l’annulation de Manowar… Mais c’est aussi et surtout le premier jour du Hellfest 2019 qui nous attend ! Direction sans surprise pour ma part : les tentes, Altar et Temple en tête de liste !

 

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“Hey Hellfest, est ce que ça va ? On est Freitot, on y va ?” demande alors Arno Strobl (chant) à une fosse qui peine à se remplir vu l’horaire matinal. Et pourtant, les musiciens sont motivés ! Fack (guitare) headbangue en continu aux côté de Gauth (basse) et Julien Negro (guitare) pendant que le chanteur arpente la scène en hurlant. Seul Etienne Sarthou (batterie) reste impassible en tabassant littéralement son kit, pendant que le Death Old School de la formation attire finalement quelques passants supplémentaires. Et le Death Metal est une façon très efficace de réveiller l’Altar, puisque nous assisterons aux premiers mouvements de foule, sous les ordres du frontman. “Et tout ça passe déjà trop vite…” annonce-t-il au d’à peine une demi heure de set, avant d’en remettre une couche pour un titre supplémentaire qui nous confirme une chose : la journée commence très bien.

 

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Passage sur la Temple pour l’arrivée visiblement attendue d’un autre groupe français, Khaos Dei. Et pour avoir vu le groupe en salle, si l’ambiance visuelle est très différente de leur habituelle pénombre presque surnaturelle, c’est une setlist massive et prenante qui nous tombe dessus. Les riffs s’enchainent alors que les membres, concentrés, posent leurs pieds sur les retours en scrutant l’assemblée qui grandit. L’agression est totale, Kha-Lash (basse) et Arnaud (guitare) headbanguant pendant que Patrick (chant/guitare) hurle dans un français saturé de noirceur et que Damian (batterie) martyrise ses peaux. “Crevez tous !” hurle le frontman avant qu’une nouvelle avalanche de riffs ne nous saisisse à la gorge, en plein milieu de Sous La Bannière Noire. Et ce Black Metal viscéral continuera son office jusqu’à la fin de ce court set, qui se concluera par un “Hail Satan, merci Hellfest!” salué par la foule.

 

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Changement de décor avec le Grindcore survolté de Sublime Cadaveric Decomposition. Si Guillaume (guitare) pose sur le devant de la scène en observant la fosse qui se rentre dedans, Seb (chant) bouge dans tous les sens en hurlant, alternant growl et pig squeal sous les frappes de Dagulard (batterie). “Salut ! On est Sublime ! Cadaveric ! Decomposition !” hurle le frontman avant de repartir dans sa furie, faisant de la même manière redémarrer un pit plus ou moins organisé, mais qui prend plaisir à se foutre sur la gueule avant midi sur une Altar qui se remplit. Et ce Grindcore que l’on pourrait qualifier de “bête et méchant” est tellement efficace que la fosse grandit de plus en plus au fur et à mesure des titres rapides. Mais il est temps pour moi de m’aventurer au soleil…

 

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Premier passage en Mainstage de la journée, car les aventuriers de Gloryhammer s’apprêtent à prendre d’assaut cette scène déjà surpeuplée, après une arrivée acclamée. Et il ne faut quelques secondes à Angus McFife (chant) et sa bande pour motiver la fosse à sauter au rythme de son Power Metal Symphonique enjoué. “Come on France!” hurle t il à une fosse déjà acquise à sa cause, qui observe Hoots (basse) et Ser Proletius (guitare) aligner des riffs qui nous mènent tout droit vers un extrait de leur dernier album. Bien qu’en retrait, Zargothrax (claviers) sait se faire entendre dans son costume de vilain, et les frappes de Ralathor (batterie) rythment la bataille, qui verra même l’arrivée d’un gobelin, défait par le frontman qui nous tendra alors le Gloryhammer tout en chantant. “I would like to introduce myself” déclare le chanteur, à la fois pour se présenter, mais également pour annoncer Angus McFife, le prochain titre. Et la machine repart, faisant sautiller, headbanguer et chanter les refrains fédérateurs des anglais. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Angus a de la voix aujourd’hui, et qu’il ne se prive pas de nous le faire savoir en saturant tout ce qu’il peut, alors que les autres membres, pourtant cantonnés aux choeurs, se donnent également à fond. Hoots tiendra son rôle de barbare alors que Ser Proletius se place en avant lors des solos, et c’est finalement un “Hellfest, you are amazing!” qui annonce Universe On Fire, probablement LE titre le plus fédérateur du groupe. Et ça se remarque dans le public, avec une fosse survoltée qui fait honneur à un Gloryhammer au mieux de sa forme !
Setlist : The Siege of Dunkeld (In Hoots We Trust) – Gloryhammer – Angus McFife – The Hollywood Hootsman – Hootsforce – Masters of the Galaxy – Universe on Fire – The Unicorn Invasion of Dundee

 

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Retour rapide sur la Temple pour le dernier morceau d’Aorlhac, un Black Metal saisissant chanté en occitan. Spellbound (chant) est en permanence courbé sur le retour, comme un vautour cherchant une proie dans la fosse, alors que les musiciens alignent sans broncher des riffs martiaux et qui font honneur à la réputation du groupe. A revoir plus longuement pour me forger un réel avis, mais ce morceau m’a convaincu de m’intéresser au groupe.

 

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On reste sous les tentes pour la violence déchaînée de Cult Leader. La saturation est poussée à un niveau extrême, et on sent facilement les influences Crust/Grind de la formation, qui sont parfois calmées par Mike Mason (guitare) et Sam Richards (basse), alors que les frappes de Casey Hansen (batterie) deviennent parfois déjantées. Au chant, Anthony Lucero joue littéralement avec les câbles de son micro, n’hésitant pas à les enrouler autour de son bras avant de hurler à nouveau. Et la fosse réagit positivement (je crois?) en se rentrant dedans sans aucune forme d’organisation, mais le tout reste cohérent avec la violence déchargée par la formation. “Come on Hellfest, go on!” hurle le chanteur, s’assurant du mouvement jusqu’à la fin du set.

 

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Et l’univers change à nouveau du tout au tout, puisque c’est à Uada de nous montrer l’étendue de leur art. Je suis loin d’être novice avec les américains, mais c’est toujours un plaisir d’apercevoir les cheveux de Jake Superchi (guitare/chant) dépasser de sa capuche lorsqu’il headbangue, et c’est une Temple remplie qui partagera mon avis cet après-midi. Les hurlements glaciaux du frontman collent à la perfection avec les riffs de James Sloan (guitare) et Niðafjöll (basse) qui headbanguent en permanence en jouant. Les frappes de Josiah Babcock (batterie) ne font qu’enfoncer le clou sur un Black Metal à la fois intense, mélodique et surtout inarrêtable, puisque le groupe ne nous adressera aucun mot pendant leur performance. Mais c’est cette froideur que l’on aime chez les américains, servie par des cris perçants, et c’est une excellente performance qui sera applaudie comme il se doit qui nous a été offerte.

 

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Premier passage de la journée sous la Valley pour les mastodontes de Conan, avec un Stoner/Doom mythologique. Si Jon Davis (guitare/chant) et Chris Fielding (basse) occupent toute la scène à deux seulement, les frappes massives de Johnny King (batterie) imposeront un rythme lent et lourd qui couchera la majorité des spectateurs. La tente est d’ailleurs bien remplie pour recevoir cette graisse auditive, et le chant alternera entre voix claire et hurlements bien sentis pour appuyer les paroles de la formation. “It’s great to be back here, thank you!” lance le frontman avant d’enchaîner sur la fin de la setlist, avec un son toujours aussi imposant.

 

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A nouveau, c’est un bouleversement d’univers que nous offre Trollfest, à commencer par… l’arrivée des membres en costume de princesses Disney, et la couronne faite en ballons de Trollmannen (chant). Et comme lors de leur passage parisien, on part sur une foire à l’empoigne entre la fosse surmotivée (d’une Temple pleine à craquer, je tiens à le préciser), de musiciens qui jouent entre eux et haranguent la fosse, mais également d’un Pagan/Folk Metal prenant et surtout une énergie communicative ! Car oui, des ballons arriveront dans la foule, deux spectateurs en déguisement de T-Rex seront plus motivés que jamais, les musiciens se déchaîneront dans leurs costumes (entraînant à la fois une envie de headbanguer et de rire aux éclats), mais il y a également le chanteur qui en rajoute à chaque fois ! “We gonna play a song from Britney Spears!” lâche t il par exemple pour leur reprise de Toxic. Et ce manège durera jusqu’à la fin, si bien que les norvégiens se feront acclamer par l’intégralité des spectateurs présents.

 

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Vous cherchez de la violence ? Eh bien ce sont les texans de Power Trip qui vont vous donner votre dose, avec quarante minutes de Thrash/Crossover déjanté. Et si vous n’avez jamais vu la formation auparavant, laissez moi vous dire à quel point Riley Gale (chant) joue avec son pied de micro pendant que ses camarades violentent leurs instruments avec une intensité rare. Et la réponse de la fosse est évidente, il n’y a plus aucun endroit sûr ! “Everybody, bang your fucking head!” hurle le frontman. Mais si pour ma part la leçon de rage est écourtée, soyez certains que je signe à leur prochain passage !
Setlist : Soul Sacrifice – Executioner’s Tax (Swing of the Axe) – Nightmare Logic – Crucifixation – Hornet’s Nest – Murderer’s Row – Waiting Around to Die – Manifest Decimation

 

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Deuxième (et dernier de la journée) passage en Mainstage pour l’exceptionnelle performance de Demons & Wizards, un projet Power Metal inratable pour les fans. Et ils sont en effet nombreux à accueillir la voix reconnaissable d’Hansi Kürsch (chant) qui enjolive les riffs de Jon Schaffer (guitare) et ses camarades. Mais peu importe les efforts que les morceaux demandes, le chanteur passe les aigus comme les graves sans aucune difficulté, et les musiciens sont en pleine forme. “Thank you Hellfest! We continue with some stuff!” annonce le frontman avant que les riffs enchanteurs ne reprennent de plus belle. Et on ne peut pas dire que les musiciens ne sont pas motivés : headbangant ou haranguant la foule, ils nous délivrent un show dantesque, renforcé par la voix puissante du chanteur qui ne semble pas faiblir au fil des titres. Mémorable.
Setlist : Chant – Rites of Passage – Heaven Denies – Poor Man’s Crusade – Crimson King – Burning Times (Iced Earth cover) – Welcome to Dying (Blind Guardian cover) – The Gunslinger – Terror Train – Blood on My Hands – Fiddler on the Green

 

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On repasse sur de la violence avec la technicité de Pestilence, groupe qui renaît de ses cendres grâce à Patrick Mameli (chant/guitare), un technicien hors paire à la guitare. “Fuck yeah Hellfest, thank you very much!” hurlera t il entre deux morceaux qui suintent le Death Old School, technicité en plus. Mais le frontman à la longue tresse blonde n’est pas le seul à se démarquer, puisque Edward Negrea (basse) et Rutger van Noordenburg (guitare) se rejoignent pour aligner une rythmique puissante sur les frappes de Septimiu Hărşan (batterie). Et les hurlements du frontman transpercent littéralement l’assemblée. “We are here for Death Metal!” déclare ce dernier avant d’enchaîner sur un titre phare de leur discographie. Et si quelques interventions viennent ponctuer les morceaux, le show ne perdra pas en fureur, et se terminera par un hurlement puissant.
Setlist : Unholy Transcript – Non Physical Existent – Suspended Animation – Dehydrated – The Secrecies of Horror – Twisted Truth – The Process of Suffocation – Chronic Infection – The Trauma – Reduced to Ashes – Out of the Body – Land of Tears

 

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Retour sur la scène où les forces impies se réunissent pour Impaled Nazarene, un groupe que je suis heureux de voir enfin pour la première fois. Et ma je ne suis pas surpris de voir Slutti666 (chant) au centre de la scène, avec un “666” dessiné sur le front, immobile, hurler des paroles blasphématoires. Pendant ce temps, Arc v 666 (basse), Tomi UG Ulgren (guitare) et Repe Misanthrope (batterie) envoient des rythmes à la limite entre le Punk et le Black Metal pur et dur, ce qui fait des ravages dans la fosse. “We are Impaled Nazarene, are you ready?” hurle le chanteur, littéralement possédé par les riffs impies. Et ce sont quelques titres qui sont introduits par ses hurlements stridents, qui frappent également la fosse de plein fouet. Mais le chant est puissant, et le frontman s’arrête parfois pour quelques paroles avant de revenir à ce Black Metal crasseux qui caractérise la formation. Et l’enchaînement suivra plusieurs périodes de la formation, mais toujours avec cette saleté ambiante qui a donné sa puissance au groupe, et c’est avec un cri suraigu que le set s’achève.
Setlist : Apolokia – I Al Purg Vonpo – My Blessing (The Beginning of the End) – In the Name of Satan – Damnation (Raping the Angels) – Intro – Condemned to Hell – The Crucified – Let’s Fucking Die – 1999: Karmageddon Warriors – Penis Et Circes – For Those Who Have Fallen – Enlightenment Process – Motörpenis – Ghettoblaster – Quasb/The Burning – Armageddon Death Squad – The Horny And The Horned – Tentacles Of The Octagon – Zero Tolerance – Sadhu Satana – Total War – Winter War

 

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Rapide passage dans le pit photo de Kvelertak pour découvrir un univers qui mêle plusieurs influences mais surtout une motivation sans faille pour un début lent mais avec un Ivar Nikolaisen (chant) qui harangue la fosse grâce à son pied de micro et qui lance le début des hostilités sur un Crossover aux diverses influences. Les membres bougent et la rythmique s’intensifie d’un coup pour donner une violente tempête qui ne fait que prendre de l’ampleur. A surveiller.
Setlist : Åpenbaring – Bruane Brenn – Nekroskop – Berserkr – 1985 – Evig Vandrar – Fossegrim – Offernatt – Blodtørst – Mjød – Månelyst – Kvelertak

 

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Et c’est donc sur Graveyard que j’atterris, en plein milieu d’un show de Hard Rock/Stoner puissant et qui met en appétit pour la suite. Si Oskar Bergenheim (batterie) rythme le show avec précision, Jonatan Larocca-Ramm (guitare) et Joakim Nilsson (guitare/chant) sont motivés à en découdre. Headbanguant dès qu’ils le peuvent, ils font presque de l’ombre à Truls Mörck (basse) qui pourtant s’acharne sur sa basse. Et les riffs vintage s’accumulent sous la Valley, ponctuée de rythmiques qui n’ont pas d’âge ainsi que de quelques timides remerciements de la part des musiciens.

 

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On passe au show attendu de Venom Inc., qui va nous donner une leçon de Black Metal à la sauce années 80 avec cette formation. Et c’est en effet une horde de fans de la première heure qui se rue devant Demolition Man (basse/chant) et Mantas (guitare), soutenus par Abaddon (batterie) pour un show qui va nous faire perdre au moins vingt ans chacun. Pourtant, l’énergie de ces titans est communicative, et il n’est pas rare de voir des spectateurs headbanguer. Mais la communication est rare, et malgré les incitations des membres, le public restera assez Old School, bien que quelques spectateurs se motivent à remuer un peu. “Thank you Hellfest, you were great!” hurlera le bassiste alors que le show commence à arriver sur la fin.

 

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Vous voulez une leçon de Death Metal ? Parfait, Possessed s’apprête à en donner une ! Et pas n’importe laquelle, car si le groupe vient juste de sortir un album acclamé par la critique, Jeff Beccera (chant) est au mieux de sa forme ! Un blast impeccable de la part d’Emilio Marquez (batterie) qui laisse cependant la place aux harmoniques de Daniel Gonzalez et Mike Pardi (guitares) alors que Robert Cardenas (basse) malmène son instrument. Le groupe nous offre autant ses titres les plus anciens que les plus récents, ponctués de “Come on Hellfest, we’re Possessed!” et la fosse réagit au quart de tour devant cette légende du Death Metal. Et je suis particulièrement chanceux de pouvoir dire que depuis deux ans, ils n’ont rien perdu de leur fougue, de leur hargne et de leur envie d’en découdre avec l’univers, ce qu’ils font avec une violence inouïe. Une rythmique toujours aussi imposante se superpose aux hurlements du chanteur, qui arpente le centre de la scène depuis son fauteuil, épaulé des choeurs de ses musiciens, et ce sont à la fois des morceaux mythiques que des plus récents qui nous frappent en pleine face. Et les maîtres du Death Metal vont continuer ainsi jusqu’à ce que leur set ne se termine, avec toujours ces accents Old School que nous aimons tous.
Setlist : No More Room in Hell – Pentagram – Tribulation – Demon – Evil Warriors – The Heretic – Abandoned – Storm in My Mind – The Eyes of Horror – Graven – The Exorcist – Fallen Angel – Death Metal – Burning In Hell

 

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La fatigue ne me poussera à ne me diriger que tardivement vers le pit photo d’Hellhammer, me faisant rater mon tour. Pourtant Tom G Warrior (chant/guitare) et sa bande nous livrent ici un show d’anthologie. Des morceaux qui n’ont pas été joués depuis des dizaines d’années, voir plus. Et pourtant, malgré la solennité du show, les membres bougent de plus en plus, alors que le chanteur reste immobile au centre. “Thank you Hellfest!” hurle alors froidement le frontman. “You want another one?”. Et c’est évidemment la ferveur collective de la redécouverte des anciens titres du combo qui lui répondra par la positive, avec une bassiste qui harangue la fosse comme il se doit, mais qui sait également reculer lors des parties lead incisives, préférant aller jouer avec le guitariste ou le frontman. “Thank you Hellfest, it’s great to be here!” lance Tom, un sourire aux lèvres avant d’enchaîner sur le dernier titre de la setlist, qui se clôturera évidemment par des applaudissements.

 

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La fin de la soirée approche, mais pourtant elle sera reportée à plus tard, puisque Carcass vient de gravir les marches de l’Altar. Et c’est avec l’imposante 316L Grade Surgical Steel que les anglais vont commencer à matraquer la tente. Si Jeff Walker (basse/chant) reste au centre, les cheveux au vent et le regard menaçant, Bill Steer et Ben Ash (guitares) jouent avec les premiers rangs en se mettant directement dans les lumières tournantes de la scène, qui diffèrent énormément du reste de la journée. “Hellfest !” lance le frontman avant des frappes martiales de Daniel Wilding (batterie) qui débouchent sur un long solo qui fait remuer le pit de l’Altar comme jamais. Et ce sont évidemment les classiques comme les morceaux issus du dernier album de la formation qui s’enchaînent avec une hargne palpable jusqu’à un Corporal Jigsore Quandary ravageur qui nous vaudra quelques courbatures. “This is our very last song tonight!” lâche Jeff avant d’enchaîner sur le traditionnel duo Heartwork suivi de Carneous Cacofinny qui plaît à la fois aux initiés amateurs de Death Mélodique pointu, comme aux badauds qui s’aventurent ici par hasard.
Setlist : 1985 – 316L Grade Surgical Steel – Buried Dreams – Exhume to Consume – Reek of Putrefaction – Incarnated Solvent Abuse – Unfit for Human Consumption – Cadaver Pouch Conveyor System – Captive Bolt Pistol – Genital Grinder – This Mortal Coil – Death Certificate – Black Star / Keep On Rotting in the Free World – Corporal Jigsore Quandary – Heartwork – Carneous Cacoffiny

 

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Dernier show du jour, la pièce de théâtre infernale de King Diamond, qui arrive d’ailleurs en chaise roulante avant de se lever d’un bond sous une lumière cauchemardesque. Et c’est avec l’intégralité de la scène que le King va utiliser pour se déplacer, bien qu’il chante le plus souvent au centre. Andy LaRocque et Mike Wead (guitares) gravissent les escaliers, Pontus Egberg (basse) harangue la fosse en jouant avec le chanteur, qui utilise parfois le balcon de sa maison hantée pour surplomber la foule en nous gratifiant d’un chant clair qui a tendance à parfois faiblir sur les notes les plus aigues, mais qui rendra parfaitement hommage aux morceaux du danois. “Good evening Hellfest!” hurle le frontman avant d’emprunter à nouveau l’escalier pour continuer son set, ponctué de samples. Véritable phénomène scénique, il laissera cependant la vedette à ses guitaristes pour de longs solos rythmés par Matt Thompson (batterie) qui séduiront sans mal les amateurs de Heavy Metal pure souche. Et c’est après une poignée de morceaux que le chanteur prendra à nouveau la parole. “This song is from the upcoming album, it’s called Masquerade of Madness!”. Et c’est donc à un avant goût de son nouvel album que le King envoie sur Clisson, avec par la suite des titres plus rares comme The Invisible Guests ou Behind These Walls, qui n’a jamais été jouée en live. Et si vous croyez que King Diamond va partir sur ce morceau, détrompez vous, car trois autres morceaux (dont une rareté) sont au programme pour clore son set théâtral.
Setlist : St. Lucifer’s Hospital – The Candle – Voodoo – Funeral – Arrival – A Mansion in Darkness – Let It Be Done – Masquerade of Madness – Halloween – Out from the Asylum – Welcome Home – The Invisible Guests – Tea – Sleepless Nights – Behind These Walls
Rappel : The Lake – Burn – Black Horsemen – Something Weird

 

Une première journée bien remplie, et bien éclectique pour ma part. Si j’ai eu quelques confirmations, comme Uada ou Gloryhammer, j’ai également fait de belles découvertes live, comme Conan ! Impaled Nazarene (que j’attendais depuis un moment déjà) et Carcass ont enfoncé le clou de la violence, et c’est avec l’impatience de la deuxième journée que je me couche aussitôt arrivé au camp !

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