Review 168 : Exitium Sui – Nuclear Sundown

Sorti de nulle part, Exitium Sui nous offre ses deux premières composition, regroupées sous un EP nommé Nuclear Sundown.

Créé, composé et interprété par Chris Gebauer (Deadspace, Veil of Fog, Cancer, ex-Earth Rot), ce projet est voué à jouer en live un épais et impressionnant mélange de Black et de Doom Metal dans leurs formes les plus sombres. Le mot d’ordre ? “Partout où nous allons, il y a des gens. Partout où il y a des gens, il y a un discours. Partout où il y a un discours, vous y trouverez de l’art.”

Le premier morceau, Until The End Hath Found Us, démarre avec une mélancolie ambiante palpable. Et c’est finalement le hurlement viscéral de Chris qui lance la rythmique. Un Post-Black tranchant, qui accélère finalement alors que les cris deviennent plus massifs. La noirceur se heurte à la violence, puis au désespoir le plus profond, et le son s’éteint progressivement dans l’air.
Nuclear Sundown s’axe sur des riffs qui empruntent à la langueur du Funeral Doom sur lesquels le chanteur rugit, grogne, gronde… Sa complainte est accompagnée de l’ambiance pesante du son, rythmé par une batterie qui n’hésite pas à faire repartir la machine, déclenchant une nouvelle vague furieuse de son. C’est un véritable rouleau de double pédale qui nous achève, et le titre a beau durer plus de dix minutes, il s’écoute d’une seule traite.

Avec Nuclear Sundown, Exitium Sui révèle en deux morceaux un énorme potentiel. Toute la puissance d’un mélange entre Black et Doom, servis par une composition orchestrée de bout en bout par un maître de la noirceur musicale. A surveiller de très près.

 

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