Review 189: Make Them Die Slowly – Ferox

Quoi que vous pensez, vous n’êtes absolument pas prêts pour la fureur de Make Them Die Slowly.

Créé en 2020, le projet monté par The Void, entité composée de Duncan Wilkins (chant, Fukpig) et Mick Kenney (instruments, Anaal Nathrakh), sort un premier album du nom de Ferox sort la même année. A noter que le nom du groupe et de l’album viennent tous deux d’un film d’horreur italien, réalisé par Umberto Lenzi.

Profonde Tenebre, le titre introductif, dévoile immédiatement les influences du groupe grâce à un sample angoissant. Et à peine ce sample terminé, un premier riff aux accents Black Metal Industriel frappe, puis des hurlements de terreur. On enchaîne avec Murder Night, qui ne lésine pas sur la violence. Les vociférations du chanteur passent d’un scream crasseux à des growls caverneux sur ces riffs axés Black/Grind truffés de leads épiques et sombres, faisant de cette composition une véritable claque. Très douce sur l’introduction, Demoni révèle rapidement sa rythmique lourde. Et bien que l’on reste sur un son massif, quelques notes de clavier apportent cette ambiance éthérée, presque mélancolique. Les deux univers s’entrechoquent avec violence, et c’est un violon qui rejoint le groupe pour un final après une dernière dose de haine. On rentre directement dans Pieces avec une tronçonneuse en marche qui nous précipite vers un titre vif, sanglant et qui joue avec les clichés de l’horreur autant que la puissance musical. Même ambiance pour The Mutilator, un titre aussi dérangeant qu’entraînant. Des accents Black’n’Roll se mêlent à la rythmique, mais également des mélodies plus douces pour le refrain, dévoilant encore un peu plus l’étendue du projet.
Of Jackal and Demon Born flirte avec l’horreur et le malsain entre rythmique massive, ambiances fantomatiques et claviers à la limite du Black Metal Symphonique. Ce titre est aussi majestueux que sombre, aussi puissant que planant. Le Grindcore reprend le dessus pour The Bastards Have Landed, mais on retrouve cette guitare lead perçante qui reste en arrière plan. Le groupe déverse consciencieusement sa musique jusqu’au dernier moment, tout comme sur The Nights of Terror qui prend immédiatement la suite. Entre deux hurlements, tous plus viscéraux les uns que les autres, le groupe ajoute une patte brutale et glaciale. L’introduction d’Eaten Alive! rappelleront probablement des souvenirs aux puristes, mais la suite du titre oscille à nouveau entre riffs déchaînés et samples planants qui permettent au vocaliste de donner le meilleur de lui-même. Dernier titre déjà, c’est Murder Night (the Final Girl) qui clôt cet album. Fureur, ambiance angoissante, mais surtout une dernière dose de violence qui ne semble jamais se tarir, même lorsque le son s’éteint peu à peu dans l’obscurité.

Make Them Die Slowly est sorti de nulle part, et a lâché Ferox. Véritable réservoir à violence, terreur et oppression, Ferox s’acharne sur nous comme un animal sauvage pendant trente-cinq minutes et ce n’est que lorsque l’album prend fin que ce monstre de puissance de lâche sa proie. Impossible d’en décrocher tant il est viscéral.

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