Review 280 : Exiled on Earth – Non Euclidean

Mêler technicité et violence, voilà le crédo d’Exiled on Earth.

Créé en Italie en 2000 par Tiziano Marcozzi (guitare/chant, Rosae Crucis) et Luca Bianchi (basse) après la dissolution de Maelstrom, le groupe peut aujourd’hui compter sur Piero Arioni (batterie, Rosae Crucis, TIR) et Alfredo Gargaro (guitare) pour la sortie de Non Euclidean, leur troisième album.

Depuis leurs débuts, les musiciens se sont toujours axés sur un Thrash/Death aux accents aussi techniques que mélodiques, et ce nouvel album ne change rien à leur recette. On retrouve ce mélange énergique et rapide dès Parsec Devourer, le premier titre. La rythmique est intense, et le chant se pose facilement dessus, utilisant des patterns Thrash pour ce côté énergique, tout comme sur Vault of the Decimator. Le morceau se concentre sur les influences Death, et inclut également un peu de chant clair, comme pour s’approcher d’un Metal Progressif avant de nous lâcher sur Mythoscondria, un titre au son Old School. Les pointes de technicité sont présentes dans ces harmoniques furieuses, et le groupe alterne avec des mélodies tranchantes, comme The Cult of the Ivory Grace peut en témoigner. Les accélérations donnent lieu à des passages dissonants, mais le son est parfois plus calme et prenant.
Non Euclidian nous permet de respirer quelques instants avec une douce mélodie avant d’enchaîner sur Vordeghast Wood(Mater Eternitas), un titre qui donne beaucoup d’importance à un son de basse atmosphérique, alors que le chant clair donne une nouvelle dimension au morceau. On continue avec Tindalos, un titre qui renoue avec un son plus brut et imposant, autorisant cependant des harmoniques perçantes à se joindre à la rythmique, tout comme des parties lead suivies par tous les instruments. Dernier morceau, Forager of Sanity est à mi-chemin entre une rythmique groovy et la hargne du Thrash Old School que le groupe tisse jusqu’à la fin.

Incluant toujours plus d’éléments à leur Thrash/Death, Exiled on Earth donne à Non Euclidean une dimension Prog intéressante. Les compositions piochent dans toutes les influences de la formation et le rendu vaut le coup d’oreille.

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