Review 326 : Skyless Aeons – Drain the Sun

 

Je suis certain que vous ne connaissez pas Skyless Aeons.

Et pour être honnête, je ne les connaissais pas non plus jusqu’à ce que j’écoute Drain the Sun, leur premier album. Nicholas Luck (guitare/chant), Nathan Ferreira (chant), Stefan Oliva (basse) et Martin Burchill (batterie) ont décidé d’allier le Black/Death Mélodique de leur premier EP, sorti en 2016, avec des influences Prog variées.

Ascension to Nothing, le premier morceau, place déjà l’aspect Prog du groupe en avant, grâce à des sonorités ambiantes qui s’enrichissent de plus en plus. Les musiciens se rejoignent peu à peu, avant d’inclure une lourde saturation à leurs riffs, puis des hurlements massifs. La dissonance et noirceur se retrouvent également sur A Consciousness Decay, un morceau qui pioche autant dans un Black/Death malsain que dans ces tonalités Prog chiadées. Les musiciens nous montrent leur talent tout en donnant une âme sombre à leur art. Go Forth and Multiply est un titre plus direct, plus lourd, plus violent, et tout en gardant quelques sonorités aériennes, il nous matraque, alors que The Age of Regression prend le temps d’installer ces harmoniques hypnotiques avant de frapper. Les hurlements du vocaliste se mêlent parfaitement à la complexité des riffs, qui prennent une dimension presque mystique avant de nous agresser à nouveau.
Dimensional Entrapment propose des sons lancinants voir mélancoliques, et ce n’est qu’une fois enfermé dans cette boucle que la saturation vient nous lacérer. Sans arrêt, les musiciens frappent, alternant leads perçants et rythmique dissonante. Une accalmie viendra temporiser la tornade, qui nous projette sur Path of Desolation. Le titre est très entraînant, et l’introduction entêtante laisse place à une accélération soudaine grâce à un tapping enivrant. Le groupe finit par lâcher les fauves pour la partie finale, nous offrant une explosion de brutalité avant Drain the Sun, le dernier morceau. La folie créatrice des musiciens s’exprime pleinement, et nous offre une déferlante de puissance et de rage.

La musique de Skyless Aeons est aussi prenante que violente. Drain the Sun pioche dans les tonalités les plus extrêmes, combinées à des patterns Prog pour tempérer ces vagues de puissance brute.

80/100

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