Review 350 : Contrarian – Only Time Will Tell

La productivité de Contrarian n’attend pas.

Créé en 2014, le groupe nous offre déjà Only Time Will Tell, son quatrième album ! Niveau line-up, on retrouve Brian Mason (guitare, Sulaco) et Jim Tasikas (guitare, Delirium Endeavor), mais également Cody McConnell (chant, ex-Goemagot), Bill Bodily (basse, ex-Toxik) et Bryce Butler (batterie, Abigail Williams, Shadow of Intent, ex-The Faceless).

Bien que le line-up ait subi un sérieux remaniement, la direction musicale n’a pas dévié : on reste sur un Death Metal Progressif aux riffs travaillés, des ambiances futuristes et une maîtrise irréprochable de chaque instrument. On notera également la participation de Giorgos Bokos (Stone Cold Dead, ex-Nightfall, ex-Rotting Christ, ex-Obsecration) aux choeurs.
L’album démarre en trombe sur In a Blink of an Eye, un morceau qui démontre à la fois la puissance individuelle des musiciens, mais aussi leur capacité à rendre cette démonstration technique très cohérente, et surtout très lourde. On retrouve cette brutalité sur The Final Hour, une composition qui accentue les harmoniques dissonantes produites par le duo de guitaristes, mais également par le bassiste, alors que le batteur nous offre ses frappes les plus précises. Côté voix, on reste dans du Death Metal gras avant Beat the Clock, un titre instrumental qui propose à nouveau un incroyable étalage de maîtrise dans lequel les musiciens insufflent des tonalités planantes. Retour de la violence pour Case Closed, un titre assez mélodieux qui ralentit par moments, mais qui n’oublie jamais cette maîtrise poussée à l’extrême.
Mélange de sonorités futuristes et d’influences directes du légendaire groupe Death pour The Mega Metropolis, un titre qui donnera des frissons à plus d’un amateur de Science-Fiction. Et cette basse… ce jeu… On continue avec les riffs léchés de Scarlet Babylon, un morceau aérien qui pioche dans des racines Jazz et groovy. Ces placements d’harmoniques dissonantes et entêtantes sont tout bonnement géniaux, et le groupe sait les utiliser avec parcimonie pour leur assurer un maximum d’effet, tout en usant de choeurs prenants. Le tempo s’apaise avec Only Time Will Tell, le titre éponyme, et ses tonalités sombres. Des grognements, des sons lointains… puis le néant, qui nous lâche soudainement sur Your Days Are Numbered, le dernier titre. Ce morceau est de loin le plus long, et permet à chaque musicien de prouver une nouvelle fois sa maîtrise tout au long de ces sept minutes intenses et effrénées, qui finissent par s’achever en douceur.

Alors que leur premier EP remonte à six ans seulement, Contrarian n’est toujours pas à court d’idées. Only Time Will Tell repousse encore une fois les limites de la technicité tout en offrant des compositions intelligentes, riches et surtout intéressantes !

85/100

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