Review 429 : Dread Sovereign – Alchemical Warfare

Dread Sovereign revient nous hanter.

Quatre années après leur précédent opus, le groupe de Doom qui réunit Nemtheanga (basse/chant, Primordial, ex-Void of Silence), Bones (guitare) et Con Ri (batterie, Conan, Malthusian, ex-Abaddon Incarnate, ex-Altar of Plagues) nous propose Alchemical Warfare, son troisième album. 

Dès l’introduction, nommée A Curse on Men, on sait que le son sera sombre et malsain, avec une pointe de mysticisme. She Wolves on the Savage Season le confirme, avec cette longue composition dont l’introduction lancinante nous mène sur une rythmique prenante et plus énergique. La magie opère immédiatement, mené par ce chant au timbre si spécial, mais la rythmique se pare également d’harmoniques perçantes, puis la folie saisit les musiciens : tonalités psychédéliques, chant puissant, puis le break vient calmer le tout. The Great Beast We Serve prend la suite, entre sonorités pesantes, chant possédé, et cette hâte finale, puis c’est la sombre Nature is the Devil’s Chruch qui frappe. A nouveau, la guitare lead nous offre des sonorités perçantes pendant que la rythmique entêtante nous possède lentement. Le chant contribue également à cette ambiance occulte, sur laquelle les instruments jouent.
L’introduction sombre de Her Master’s Voice ralentit le tempo pour cette rythmique pesante et grasse truffée de leads tranchants et d’ambiances majestueuses, puis c’est une composition très axée sur l’héritage de Black Sabbath qui suit. Le duo batterie/voix, rejoint par moments par les autres instruments, est incroyablement prenant, tout comme cette sorte de groove noir, avant Viral Tomb, une effrayante transition. Devil’s Bane repart dans des tonalités énergiques sur lesquels on veut déjà headbanguer, mais également cette patte occulte et ces leads enivrants, puis c’est la massive Ruin Upon the Temple Mount qui frappe. L’introduction fait lentement monter la pression avec cette ambiance noire, puis la rythmique se libère. Outre les riffs qui risquent de nous hanter pendant longtemps, le groupe propose une aura oppressante avant un break, puis un final éclatant. You Don’t Move Me (I Don’t Give a Fuck), une reprise de Bathory, fait se croiser le son occulte avec des influences Punk sombres pour clore cet album avec énergie.

Dread Sovereign surprend, effraye, captive et écrase. Alchemical Warfare est un album très sombre et occulte qui pioche dans diverses influences avant de nous achever de la meilleure des façons, faisant de l’année 2021 un excellent cru pour le groupe.

90/100

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