Review 488 : Suicidal Madness – Vestiges d’une ère

Suicidal Madness fête ses dix ans avec un nouvel EP.

Créé en 2010, le groupe actuellement composé de Psycho (guitare, Total Reject, Inexistence), Alrinack (chant/basse/guitare, P.H.T.O., Sombre Croisade, Asphodeles…), Malsain (guitare/basse, Sombre Croisade, Total Reject…), Frakkr (batterie, Skaphos, ex-Sangdragon…) et Nekros (basse de session, Kosmos) enregistrent Vestiges d’une ère en parallèle de la composition de leur nouvel album.

L’album débute par Mort, un titre chanté en Français dans un esprit très Old School et brut, servi par des hurlements fantomatiques, ainsi que des riffs funestes et tranchants. Les leads criards accompagnent à la perfection cette noirceur jusqu’à un break ambiant plus léger, mais qui sera à nouveau recouvert par une rythmique sombre. Coma, un titre de onze minutes, nous propose des mélodies entêtantes avant de nous servir une langueur obscure aussi apaisante que prenante. La rythmique progresse lentement, accompagnée par des hurlements macabres, des harmoniques dissonantes et une basse très mélodieuse, puis le son s’arrête. Corps dans un Corps débute ensuite, avec une allure plus vive, mais tout aussi pesante. A nouveau, les mélodies mélancoliques servent ces hurlements et ce message désespéré, formant un tourbillon de tristesse.
Si vous connaissez déjà le DSBM de Suicidal Madness, vous ne serez pas surpris de voir des noms connus sur cet EP, tels que Les Larmes du Passé et Jour de Pluie, issus du premier album du groupe, en plus de ces quatre nouveaux noms. Les titres ont été ré-enregistrés avec le line-up actuel du groupe, et témoignent toujours de cette intensité sombre qui animait déjà les musiciens il y a quelques années, et qui vit toujours en eux. On notera cette rythmique étouffante sur Les Larmes du Passé et les leads transperçants sur Jour de Pluie, mon titre préféré, puis c’est Remember Sadness, une reprise du compositeur japonais Seiji Yokoyama (Saint Seya, Albator…) que le groupe a choisi pour clore cet EP, tout en rendant hommage au musicien.

Suicidal Madness vient de franchir un cap. Dix ans, ce n’est pas rien pour un groupe, et Vestiges d’une ère en est le sombre témoin, annonçant par la même occasion que la créativité du groupe est toujours en marche.

85/100

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