Review 561 : Nine Treasures – Awakening from Dukkha

Nine Treasures fait table rase du passé avec Awakening from Dukkha.

Ce quatrième album permet à Askhan Avagchuud (chant/guitare, Suld), Tsog (Morin khuur/choeurs), Orgil (basse/choeurs), Saina (balalaika/choeurs) et Namra (batterie) de célébrer les dix ans du groupe avec des ré-enregistrements et ré-adaptations de titres issus de la discographie de leur Metal Folklorique Mongol.

Askhan Avagchuud, le leader et fondateur du groupe, a déclaré ne plus être satisfait des précédents enregistrements, et son souci du détail lui fait envisager cet album “best-of” comme une renaissance pour le groupe. Même si comme moi vous connaissez déjà les morceaux, prenez le temps d’écouter ces nouvelles versions enrichies.
Outre les instruments folkloriques prenants et dépaysants, le groupe peut compter sur une rythmique très solide, et sur un chant mongol très guttural inhabituel mais très entrainant, comme l’énergique Black Heart nous le montre. Les éléments de Death/Thrash assez Old School sont également présents, comme sur le break, ainsi que dans les riffs tranchants d’Arvan Ald Guulin Honshoor, sur lesquels les mélodies se basent. On notera également une certaine langueur entrainante sur Fable of Mangas, couplée à ces sonorités Folk, mais aussi l’entrain de Nomin Dalai ou les tonalités entêtantes et accessibles de Tes River’s Hymn, un titre sur laquelle l’instrumentale lie à la perfection les deux univers, mais aussi cette mélancolie développée par l’entrainante Ten Years, un titre lourd.
Le groupe nous dévoile cette part de leur culture qui nous semble si lointaine avec l’aérienne The Dream About Ancient City, un titre instrumental magique et envoûtant, puis on repart dans l’énergie brute avec Praise for Fine Horse, un morceau saccadé qui brise les codes que l’on connaît. The End of the World propose des tonalités criardes tout en restant assez calme, créant un contraste prenant sur lequel on veut immédiatement remuer la tête, puis Wisdom Eyes renoue avec des passages calmes et accessibles sur lesquelles les instruments folkloriques et les choeurs apportent une saveur particulière. Stubborn renoue avec des riffs énergiques et un tempo élevé pour une composition très accrocheuse, puis Three Years Old Warrior vient clore l’album avec un mélange si particulier et propre au groupe, qui nous entraîne facilement dans leur univers.

Dix ans déjà que Nine Treasures offre sa musique au monde. Awakening from Dukkha est à la fois un nouveau départ pour le groupe, mais également une façon de montrer ce qu’ils savent faire, c’est à dire un mélange prenant entre Death/Thrash solide et Folk Mongol envoûtant.

85/100

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