Review 691 : Osiah – Loss

Troisième album pour Osiah.

Créé en 2009 sous le nom de Humanity Depraved en Angleterre, le groupe change de nom en 2012 pour devenir le projet solo de Ricky Lee Roper (chant). Après un EP, le musicien rappelle ses anciens camarades et le groupe évolue. Le line-up est aujourd’hui complété par Chris Keepin (guitare), Carl Dunn (basse, XisForEyes), Andy Mallaby (guitare) et Noah Plant (batterie) pour la sortie de Loss.

Signé depuis leur précédent album chez Unique Leader Records, le groupe a confié le son de son Deathcore Technique aux accents Slam au magicien Christian Donaldson (Cryptopsy). Après une introduction inquiétante nommée Realms of Misery qui colle à merveille avec l’ambiance de la pochette, le groupe lance l’assaut. Des riffs sombres mais lourds que l’on trouve dès The Second Law, ornés de hurlements massifs et screams possédés, tout comme sur la groovy Paracusia où l’alternance vocale est très intéressante, puis le groupe nous offre un lead mystique avant Queen of Sorrow et ses riffs acérés doublés d’une dissonance oppressante. Temporal Punishment fait rugir cette rage agressive qui sommeille en chaque musicien, puis le groupe accueille Jason Evans (Ingested) sur Loss, le titre éponyme. Mélancolie et ambiance pesante hantent le terrain de jeu du duo infernal, qui nous offre une puissance incroyable.
Terracide Compulsion propose des éléments techniques entêtants couplés à des moshparts et des breaks remuants, avant d’inviter Ben Duerr (Shadow of Intent) sur The Eye of the Swarm, un titre qui mélange violence pure avec une technicité au son éclatant avant War Within Our Walls, un morceau taillé pour la scène. Vitesse, breaks, son groovy et haine se succèdent, et le mélange fera littéralement exploser n’importe quelle fosse tant l’énergie déployée est intense. The Ominous Mind (Jaded Inside) nous propose une douce introduction avant de nous jeter à nouveau dans une prison de noirceur depuis laquelle il est absolument impossible de s’échapper avant la fin du titre, tout en se faisant matraquer par les riffs avant Celer Et Audax. Pas d’introduction mais des influences Djent sur ce morceau massif, alors que le groupe pioche dans le Brutal Death pour Echoes, principalement au niveau de la batterie. Les hurlements agressifs laisseront finalement place après un break à Already Lived, la dernière composition. La technicité des riffs se met au service de la violence pour frapper entre deux parties lourdes, alimentant ce contraste violent.

Avec ce troisième album, Osiah frappe très fort. Le groupe avait déjà bonne réputation, mais Loss contribuera sans aucun doute à les faire évoluer jusqu’au niveau supérieur tout en faisant rage dans les fosses du monde entier.

90/100

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