Review 695 : Fear Factory – Aggression Continuum

Fear Factory confirme son retour avec Aggression Continuum, son onzième album.

Formé en 1989 sous le nom d’Ulceration puis Fear the Factory par Dino Cazares (guitare, Asesino, Divine Heresy, ex-Brujeria), le groupe est sujet à plusieurs pauses et changements de line-up successifs, mais les américains finissent toujours par revenir. Mike Heller (batterie, Amahiru, Black Hole Deity, Malignancy) et Tony Campos (basse, Static-X, Asesino, ex-Brujeria, ex-Ministry, ex-Possessed, ex-Soulfly) sont aux côtés du fondateur pour ce dernier album, sur lequel on retrouve la voix de Burton C. Bell avant son départ.

Recode nous met dans une ambiance apocalyptique futuriste avant de nous écraser avec ce mélange de Groove et d’Indus martial aux ambiances épiques. On retrouve une alternance entre cris sur les couplets et chant clair sur des refrains motivants, comme avec la remuante Disruptor et ses riffs épais qui s’adoucissent pour laisser place à des refrains accessibles et très entêtants. Le groupe enchaîne avec Aggression Continuum, un morceau beaucoup plus sombre, et l’introduction laisse place à ces riffs violents soutenus par des samples majestueux. Le titre révèle une rage explosive, qui continue sur Purity, un morceau parfait pour la scène qui conserve cette dualité entre agressivité et calme, puis le groupe se déchaîne totalement sur l’inquiétante Fuel Injected Suicide Machine. Le titre est tout aussi saccadé qu’énergique, et il promet des séances de headbang intenses, surtout lors des breaks futuristes.
Collapse nous rappelle brièvement cet univers apocalyptique dans lequel nous évoluons avant d’annihiler toute résistance avec ces riffs lourds et étouffants. Le titre garde tout de même une certaine énergie jusqu’à la fin, puis Manufactured Hope prend la suite avec une rythmique solide à l’ambiance sombre. Même le chant clair semble pessimiste sur ce titre, et les riffs nous le font clairement ressentir avant Cognitive Dissonance, un morceau aux sonorités entraînantes. A nouveau, cette alternance entre chant clair et saturé est entêtant, bien qu’elle adoucisse le titre, puis Monolith joue la carte de la simplicité pour proposer une efficacité incroyable. Le tempo semble plus lent que les autres titres, et l’ambiance plus mélancolique, mais quelques passages énergiques sont à prévoir, puis End of the Line vient clore l’album avec toute la puissance que le groupe est capable de déployer. Rapidité, lourdeur et rage se mêlent pour créer un son extrêmement épais qui s’achèvera sur un clin d’œil aux précédents opus, et à l’œuvre Dune.

Ne doutez jamais de la puissance de feu de Fear Factory. Aggression Continuum nous propulse dans une spirale de violence addictive et groovy au possible qui nous donne envie de nous briser la nuque sur chaque titre. Qui sera selon vous le prochain vocaliste ?

90/100

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