Review 703 : Crescent – Carving the Fires of Akhet

Crescent brille à nouveau.

Créé en 1999 en Egypte par Ismaeel Attallah (guitare/chant), le groupe sorti son premier album en 2014. Complété par Youssef Saleh (guitare/choeurs), Julian Dietrich (batterie, Cloudbreaker, Into Coffin) et Stefan Dietz (basse, Horresque, Nocte Obducta), le groupe sort Carving the Fires of Akhet, son troisième album, en 2021. A noter que la basse a été enregistrée par André Meyrink (Chaos Invocation, Porta Nigra), qui a quitté la formation quelques mois après.

L’artwork de Khaos Dictator (Asagraum, Devourment, Nordjevel, Saor, Terrörhammer…) ne laisse aucun doute : le groupe continue à explorer la mythologie égyptienne avec son Black Metal majestueux.
The Fires of Akhet, le long premier morceau, nous le prouve instantanément : des influences orientales font pleinement partie des riffs, tout comme ces références dans les paroles. Le son du groupe intrigue et capture dans ses tonalités sombres, puis Moot Set Waas continue à nous envoûter grâce aux leads entêtants qui se placent aussi bien sur les parties énergiques que sur les passages plus ambiants. Serpent of Avaris nous propose un son lancinant et pesant ponctué par des hurlements morbides, offrant un contraste saisissant, puis l’énergique Neb-Pehti-Ra pioche dans le Death Metal Old School pour accentuer son agressivité. Les riffs deviennent groovy tout en conservant cette touche sombre et mystérieuse, alors que Imprecations upon Thy Flame propose une ambiance mystique, teintée de parties malsaines. La rythmique solide offre des éclats d’agressivité, puis Drowned in Theban Blood mélange à nouveau ces passages majestueux avec des mélodies entêtantes, qui s’enracinent dans la violence et la lourdeur. Un solo infernal prendra les rennes du morceau, conjuguant mélodies infernales et ambiance mystique, puis le son s’apaise avec Crimson Descension, une interlude occulte. Quelques percussions, une atmosphère lancinante, puis As Nu Enshrines Death prend la suite, en offrant des sonorités oppressantes, sombres et pourtant fascinantes. Le morceau est tout simplement sublime, proposant toutes les influences du groupe dans un mélange imposant teinté de ces sonorités Folk égyptiennes.
Les fans de longue date apprécieront le premier des trois titres bonus. Intitulé Dreamland, il n’est autre qu’une version réinterprétée d’un morceau figurant sur la première composition du groupe, intitulé Edgar Allan Poe’s Dreamland. Si la démo avait été enregistrée avec un son brouillon, cette réinterprétation lui rend hommage, mettant à l’honneur la violence, la lourdeur et la dissonance. Le groupe a ensuite choisi de reprendre Dissection et Bolt Thrower, deux groupes aux univers éloignés. Interprétés à la note près, les morceaux collent tous deux à l’ambiance du groupe. Si Xeper-I-Set place des mélodies entêtantes et sombres, …For Victory place sa rythmique lourde et accrocheuse au centre de l’attention.

Crescent règne sur son royaume, mais conquiert également celui de ses voisins. Si le style du groupe est déjà riche et large, le groupe pioche dans des univers frontaliers pour lui apporter des tonalités supplémentaires, faisant de Carving the Fires of Akhet un album immanquable.

95/100

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