Review 1969 : Aeon Winds – Night Sky Illuminations

Il est temps pour Aeon Winds de briller.

Créé en 2007 en Slovaquie par Svarthen (chant/guitare/claviers/batterie programmée, Distant Shapes, ex-Evil Dead, ex-Midnight Odyssey…), le groupe est signé chez Avantgarde Music, label avec qui il sort Night Sky Illuminations, son troisième album. Les paroles ont été écrites par Odolen (ex-Evil Dead, ex-Karpathia, ex-Necroheresy), qui officiait auparavant en tant que bassiste.

Night Sky Illuminations, le premier morceau, nous emporte immédiatement dans un univers onirique grâce aux claviers aériens, rapidement suivis des riffs planants, puis des hurlements fantomatiques. Quelques leads épiques guident la marche en nuançant les vagues d’agressivité pure qui s’apaiseront sur la première partie d’Opus Coronation, avant de pouvoir s’enflammer à nouveau grâce à un son majestueux où les harmoniques naissent de temps à autre. Le chant est également plus modéré et participe à cette atmosphère lancinante mais mélodieuse avant que Of Revenants and Apparitions ne revienne à des sonorités plus brutes, parfois tout de même accompagnées de choeurs imposants. Le son reste constant, s’autorisant quand même quelques parties moins effrénées pour mettre les éléments occultes en avant, puis le musicien nous autorise à reprendre notre souffle avec Stellar Transcendence, une composition instrumentale qui met l’accent sur les tonalités les plus douces qu’il développera. Les cris infernaux reviennent immédiatement sur Primordial Fire, qui proposera également quelques parties de chant clair et des envolées beaucoup plus douces en entraînantes, créant un contraste intéressant entre les deux parties complémentaires bien qu’opposées avant que la noirceur n’envahisse progressivement Blazing Monuments, dont la longue introduction nous mène finalement au coeur de la tempête. Le son clair rend les parties calmes inquiétantes, mais le titre est long, et la fureur ne manque pas de reprendre sa place avant que Moonglow ne nous enveloppe dans ses claviers, suivis par une batterie motivée qui ouvrira les portes de ce paysage ravagé destiné à refermer l’album grâce à un mélange épique et entêtant en permanence.

La version physique contient un morceau supplémentaire, nommé Nox Aeterna, qui revient dans une sorte de torpeur lente et pesante principalement dirigée par les claviers, pour finalement proposer des tonalités plus joyeuses sur le final.

Si vous souhaitez une expérience mentale planante, Aeon Winds est l’un des meilleurs choix à faire. Night Sky Illuminations doit s’écouter d’une seule traite, pour véritablement comprendre et adhérer au voyage qu’il propose.

85/100

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